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Extrait du dossier pédagogique
réalisé par les Grignoux et consacré au film d'animation
Le Petit Chat curieux - Komaneko
de Goda Tsuneo
Japon, 2008, 1 h 00 (sans paroles)

Le dossier pédagogique dont on trouvera un extrait ci-dessous s'adresse aux enseignants du primaire qui verront le film d'animation Le Petit Chat curieux avec leurs élèves (entre trois et six ans environ). Il contient plusieurs animations qui pourront être rapidement mises en oeuvre en classe après la vision du film.

À l'école du cinéma

L'animation en volume est une technique d'animation permettant de créer un mouvement à partir d'objets inanimés: une scène est filmée à l'aide d'une caméra capable de ne prendre qu'une seule image à la fois (c'est une photographie qui s'imprime sur une pellicule de film). Entre chaque image, les objets de la scène sont légèrement déplacés. Lorsque le film est projeté à une vitesse normale, la scène paraît animée. En ce qu'elle consiste à créer l'illusion du mouvement, l'animation en volume est une technique qui ressemble très fort à celle du dessin animé.

C'est dans le cadre d'une commande publicitaire destinée à promouvoir cette technique que Tsuneo Goda a réalisé le premier des cinq courts métrages, intitulé Le premier pas. C'est donc à une véritable leçon de cinéma que le réalisateur convie les enfants, avec des images simples et parfaitement adaptées à leur jeune âge. Toutefois, pour les petits qui ignorent tout des techniques d'animation et du cinéma en général, il peut être difficile de comprendre d'emblée le projet de Koma, ceci malgré la façon très didactique qu'a le réalisateur d'exposer sa leçon

.

On reviendra donc avec eux sur cette courte histoire qui, en cinq minutes à peine, parvient à exposer de manière originale et concrète les principes et fonctionnement d'une technique cinématographique concurrente à l'animation numérique en 3D. Pour aider les enfants à se souvenir de ce premier court métrage, montrons-leur deux ou trois images et invitons-les à commenter ces illustrations: que voit-on sur les images ? Qu'est-ce qui est important pour filmer la petite scène ? Comment Koma s'y prend-il ?

Récapitulons ensuite toutes les étapes qui ont été nécessaires à Koma avant de passer au tournage de la scène:

  • dessiner un storyboard (un scénario imagé qui illustre par des croquis les directives à suivre pendant le tournage);
  • fabriquer les figurines avec des bouts de tissu, de la laine, des boutons…
  • colorier le décor sur une grande feuille de papier avec des pastels;
  • placer le décor peint dans le fond de la scène, arranger les figurines, les faire tenir dans la bonne position;
  • obscurcir la pièce en fermant les rideaux et éclairer juste la scène avec une lampe;
  • lorsque tout est en place, prendre une image à l'aide d'une caméra placée sur un pied;
  • enfin, entre chaque «photo», déplacer les figurines dans le décor, leur faire prendre la pose adéquate, les maintenir en équilibre…

Même s'ils sont encore incapables de prendre la mesure réelle de ce que représente la fabrication d'un film d'animation, les jeunes enfants devraient au moins se rendre compte en récapitulant toutes ces étapes que l'animation en volume représente un travail long, minutieux et qui demande énormément de compétences.

Aux plus grands, l'enseignant pourra expliquer que Tsuneo Goda, le réalisateur, a utilisé lui-même la technique qu'il explique dans la première histoire pour réaliser les courts métrages du programme que l'on vient de voir. Cela veut dire que Tsuneo Goda lui-même et ses collaborateurs ont dû passer par les mêmes étapes que Koma pour réaliser les petits films: fabriquer des figurines (Koma, Radi-Bo, les deux papas, le «Yéti»…) et des éléments du décor, qui sont eux aussi en trois dimensions — des objets miniaturisés ont pour cela été façonnés de manière artisanale, tout en finesse et dans leurs moindres détails, ce qui donne un charme tout particulier à l'ensemble… —, élaborer un storyboard, éclairer chaque scène, déplacer les personnages et les objets du décor, et enfin, entre chacun de ces déplacements, photographier chaque nouvelle disposition sur une pellicule de film.

On pourra ici affiner l'observation en demandant aux plus grands d'examiner les différences entre l'animation en volume qui caractérise trois des cinq courts métrages et l'animation de demi-figurines propres à La bataille de Radi-Bo et à Caméra à la main. Soumettons donc aux enfants des images extraites des différents courts métrages, et demandons-leur d'utiliser les acquis de l'activité pour identifier les trois d'entre elles qui ne sont pas le fruit de la technique d'animation en volume.

Ce sera l'occasion de commenter les deux images différentes, qu'on pourrait décrire comme des sortes de bas-reliefs, où les figurines ont une épaisseur très fine et sont posées «à plat» sur un fond de décor. Si cette activité d'observation semble trop difficile, on demandera simplement aux enfants de comparer l'une des images déjà observées avec une image issue des intermèdes séparant les courts métrages, qui se présentent sous forme de dessins animés, une technique qui consiste également à enregistrer image par image non pas des figurines mais bien de simples dessins.

Pour aider les enfants à mieux percevoir les différences, mettons en place un prolongement très concret en concevant avec eux le décor d'une saynète selon les deux procédés: en volume et «à plat». Pour rester dans le cadre du programme, l'idéal sera d'imaginer un «tableau» en rapport avec l'un des courts métrages vus (ou même d'en reproduire un moment), mais n'importe quel thème pourra néanmoins faire l'affaire, la seule consigne étant de choisir quelque chose de très simple et de réalisable avec les tout petits.


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