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Extrait du dossier pédagogique
réalisé par les Grignoux et consacré au film
La Vague - Die Welle
de Dennis Gansel
Allemagne, 2008, 1 h 41

Le dossier pédagogique dont on trouvera un extrait ci-dessous s'adresse aux enseignants du secondaire qui verront le film La Vague - Die Welle avec leurs élèves (entre treize et dix-huit ans ans environ). Il contient plusieurs animations qui pourront être rapidement mises en œuvre en classe après la vision du film.

L'expérience "totalitaire"

L'objectif global des activités présentées ci-dessous est de s'interroger sur l'expérience «totalitaire»[1] menée dans la classe de Rainer en reconstituant d'abord les principales étapes du processus qui s'installe, puis en analysant les attitudes individuelles par rapport à cette expérience, et enfin en confrontant points de vue et avis personnels sur la pertinence d'une telle expérience.

Nous suggérons que la première de ces activités, qui fait appel à la mémoire et à l'organisation des souvenirs, soit réalisée en grand groupe. La seconde, qui demande certaines compétences d'analyse, notamment de type psychologique et sociale, sera effectuée de préférence en petits groupes. Enfin la troisième activité, qui fait intervenir le point de vue personnel, sera réalisée individuellement.

La constitution du groupe autour d'un leader

Pour entamer cette activité, demandons aux élèves de s'exprimer sur la manière dont Rainer mène son expérience. Axée sur la verbalisation des émotions, cette étape devrait en particulier permettre aux élèves de partager leurs impressions sur la façon dont les événements s'enchaînent dans le film, de s'exprimer sur la tournure brutale et surprenante que prend la fin de l'expérience ainsi que sur le comportement des différents personnages. Demandons ensuite aux jeunes spectateurs de lister méthodiquement puis d'organiser selon un ordre chronologique toutes les règles que Rainer instaure pour que le processus totalitaire se mette en place.

L'identification d'un leader — führer, en allemand — constitue une condition préalable pour entamer l'expérience; dans le film, c'est Rainer qui est désigné à l'unanimité. Ce choix initial s'explique sans doute par la position hiérarchique qu'il occupe déjà vis-à-vis des élèves de la classe; on peut dire en effet que de manière générale, tout enseignant représente pour ses élèves une sorte de leader à la tête d'un groupe constitué (la classe) même si c'est de façon provisoire (une année scolaire) et si la cohésion de ce groupe peut être fort variable.

Voici une manière de récapituler les étapes principales du processus mis en place par Rainer, comme il les synthétise lui-même au fur et à mesure au tableau de la classe:

1. Instaurer l'ordre et des règles de discipline: „Macht durch Disziplin“

«Le pouvoir par la discipline». Rainer est un enseignant «cool», qui donne cours dans une classe où les bancs sont disposés de façon conviviale et où les élèves l'appellent par son prénom. Les premières mesures qu'il va prendre vont avoir pour but de faire disparaître cette convivialité et cette familiarité au profit du respect dû à son égard. Désormais, le cours se donnera dans un environnement parfaitement ordonné: pendant la pause, il aligne lui-même les bancs «à l'ancienne», puis il donne quelques consignes aux étudiants:

  • faire le vide en débarrassant son banc;
  • demander l'autorisation de parler en levant la main;
  • l'appeler par son nom de famille: «Herr Wenger»;
  • se lever pour parler;
  • garder le dos droit quand on est assis, maintenir les pieds parallèles sur le sol, respirer profondément…

2. Développer l'esprit communautaire: „Macht durch Gemeinschaft“

«Le pouvoir par la communauté». Le but est ensuite d'amener chacun à s'identifier au groupe en réduisant au maximum l'expression des traits individuels. Rainer va donc fortifier et unir le groupe-classe par différents moyens:

  • agir à l'unisson: marteler le sol à la même cadence;
  • identifier un ennemi commun: les élèves de l'atelier consacré à l'anarchie;
  • développer la solidarité: chaque banc réunit un bon et un mauvais élèves;
  • porter un uniforme: un jeans et un tee-shirt blanc;
  • donner au groupe un nom et un logo: la Vague;
  • instaurer une complicité de gestes: invention d'un salut particulier évoquant une vague.

3. Agir, faire connaître et faire vivre le mouvement: „Macht durch Handein“

«Le pouvoir par l'action». Lancés dans le mouvement, les étudiants ont de nombreuses idées. Le salut de Bomber que la Vague adopte à l'unanimité est un repère important car il s'agit de la première initiative qui ne vient pas de Rainer. Dès ce moment, toutes les idées seront le fait des étudiants qui participent à l'atelier, la plupart des initiatives auxquelles elles donnent lieu échappant d'ailleurs au leader du groupe:

  • concevoir et fabriquer des badges, des écussons, des tatouages, des cartes postales…
  • concevoir un site web pour faire de la propagande;
  • recruter de nouveaux membres en interpellant les gens en rue, en manipulant les plus jeunes, en organisant des fêtes…
  • défendre les membres du groupe qui se trouvent en difficulté;
  • taguer et coller des autocollants partout en ville pendant la nuit;
  • se faire respecter par la force, comme cela se passe lors de la bagarre avec un groupe de punks;
  • supporter massivement les activités sportives auxquelles participent les membres du groupe.

Les attitudes individuelles

L'animation précédente a permis de cerner le fonctionnement du groupe totalitaire dans sa globalité et dans les différentes étapes de son expansion. Il a donc surtout été appréhendé comme une entité monolithique et relativement abstraite.

Attachons-nous maintenant aux attitudes individuelles qu'adoptent les différents personnages du film par rapport à cette expérience. Pour raviver les souvenirs et avant d'entamer le travail d'analyse, distribuons le document suivant, qui liste par ordre alphabétique les élèves de Rainer qui interviennent dans le film en reprenant à chaque fois quelques informations à leur propos.

La Vague: les principaux personnages
  • Bomber: il fait partie des cancres et forme, avec Sinan et Kevin, un trio inséparable installé dans le fond de la classe
  • Dennis: il met en scène une pièce de Dürrenmatt dans laquelle jouent d'autres élèves de la classe: Karo, Ferdi, Maja et, dans un second temps, Lisa
  • [Ferdi: personnage secondaire dans le film, il joue un des rôles principaux dans la pièce mise en scène par Dennis]
  • Jens: il est originaire de l'ex-Allemagne de l'Est et, à ce titre, appartient à la communauté des «Ossis»; il ne se sent pas vraiment à sa place parmi ses camarades de classe
  • Karo: elle est la petite amie de Marco et joue un rôle important dans la pièce de théâtre jusqu'à ce que Maja prenne sa place; elle rêve de s'installer à Barcelone avec Marco pour y poursuivre leurs études
  • [Kaschi: personnage secondaire; c'est lui qui crée le site web de la Vague]
  • Kevin: Adolescent blasé, il refuse d'intégrer l'expérience proposée par Rainer
  • Lisa: fragile et timide, elle est la meilleure amie de Karo
  • [Maja: personnage secondaire; c'est elle qui reprend le rôle de Karo dans la pièce de théâtre le jour où celle-ci ne vient pas à la répétition]
  • Marco: c'est le petit ami de Karo; il vit dans un foyer d'étudiants et joue dans l'équipe de water-polo de Rainer
  • Mona: dès le départ, elle conteste le «jeu» proposé par Rainer
  • Sinan: il est d'origine turque et compte parmi les moins bons élèves; en dehors des cours, il passe son temps à jouer à la PlayStation ou à traîner avec Kevin et Bomber; il joue également dans l'équipe de water-polo
  • Tim: isolé et mal dans sa peau, il est le bouc émissaire de la classe; il tente de se faire reconnaître et apprécier notamment en distribuant gratuitement du cannabis aux consommateurs qu'il fournit

Pratiquement

En fonction du nombre de participants, on distribuera les personnages du film à raison d'un seul par équipe de deux ou trois élèves. À la fois pour guider la réflexion et en traiter plus facilement les résultats, nous proposons qu'il leur soit également distribué la grille d'analyse présentée ci-dessous. Cet outil devrait permettre aux jeunes spectateurs d'approfondir la personnalité des personnages et dans certains cas, de dégager quelques facteurs sociaux susceptibles de déterminer, au moins en partie, le choix des attitudes et des comportements qu'ils adoptent.

Grille d'analyse

  1. Quand Rainer propose l'expérience, l'étudiant accepte-t-il de jouer le jeu? Oui / Non
    • • Si oui, pouvez-vous évaluer son degré d'implication?
      Peu impliqué / Assez impliqué / Fort impliqué
      Justifiez par un exemple:


    • • Si non, quelles sont ses motivations?

      Décrivez une situation qui permet de déterminer ces motivations:

  2. Que peut-on dire de son caractère et de sa personnalité?
    Expliquez en quelques mots:


  3. Qu'est-ce que l'expérience de «la Vague» lui apporte, à lui personnellement?
    Décrivez brièvement:


  4. Y a-t-il des indices qui évoquent le milieu dont cet étudiant est issu? Oui / Non
    • Si oui, sur quoi ces indices portent-ils? Que nous disent-ils à propos du personnage?
      • la famille:

      • l'appartenance sociale:

      • l'appartenance culturelle (communautaire):

    Voyez-vous un rapport entre le milieu duquel est issu le personnage et son attitude vis-à-vis de la Vague? Oui / Non
    • Si oui, expliquez ce rapport:


  5. Ce personnage va-t-il évoluer au fil de l'expérience? Oui / Non
    • Si oui, pourquoi? Qu'est-ce qui le fait changer d'attitude?


Au terme de l'activité, les grilles d'analyse seront rassemblées et les résultats traités de façon à mettre en perspective ce qui ressort sur un plan général.

Commentaire

Les réponses à la question initiale figurant dans la grille d'analyse donnera lieu à un premier classement permettant de diviser la classe de Rainer en deux groupes très déséquilibrés sur le plan numérique: les adeptes de la Vague, qui représentent la majorité des élèves (Bomber, Sinan, Tim, Marco, Lisa, Dennis, Jens, Maja, Ferdi et Kaschi et les autres élèves non identifiés dans le film) et les réfractaires (Kevin, Karo et Mona) qui constituent seulement une petite minorité.

Les réponses aux autres questions ainsi que tous les développements qui leur sont liés serviront quant à eux à déterminer (éventuellement) certains facteurs à l'origine des différentes attitudes et à relever des motivations et degrés de conformisme, variables d'un individu à l'autre mais également en fonction des circonstances et de la tournure que prennent les événements.

La majorité conformiste

La plupart des élèves vont accepter d'emblée le projet de Rainer et s'investir personnellement dans l'expérience menée sans se poser de questions. Beaucoup même vont y trouver le moyen de combler un manque. On se souvient ici des propos tenus par un élève au cours de la soirée passée en boîte au début du film: «Ce que notre génération est en train de perdre, c'est un but commun qui nous porterait tous ensemble…».

Pour des élèves comme Bomber ou Sinan, deux redoublants désinvestis à l'école (on se souviendra qu'ils suivent impulsivement Kevin quand il quitte la classe, avant de se raviser pour des raisons purement administratives: s'ils ratent une nouvelle fois leur dernière année, ils perdront toute chance d'obtenir leur diplôme), l'expérience de Rainer suscite une motivation nouvelle. Cette expérience rompt en effet la routine, notamment en donnant de la place à leurs talents personnels, même s'ils sont parfois «underground»; par exemple, c'est Sinan qui est chargé de concevoir le logo de la Vague parce qu'il dessine de très beaux tags; de manière moins significative dans la mesure où il s'agit d'une initiative spontanée, c'est Bomber qui invente le geste qui servira de salut à ses membres.

Sur un plan plus personnel, on remarque par exemple que Lisa, une adolescente timide et peu sûre d'elle, va acquérir de la confiance en soi et gagner en assurance, ce qui lui vaudra d'ailleurs un rôle dans la pièce de théâtre; l'expérience a encore permis à Jens, un élève victime de discrimination à cause de son origine est-allemande, de trouver une vraie place dans la classe. On le sait notamment par la directrice Mme Kohlhage, qui a reçu ses parents venus lui dire qu'ils étaient ravis du changement remarqué dans le comportement de leur fils.

Mais celui qui tire manifestement le plus de bénéfice de cette expérience, c'est Tim, un élève isolé et mal dans sa peau, véritable bouc émissaire de la classe dont profitent les autres et dont ils se moquent. La scène qui le montre à table avec ses parents après la première journée d'atelier — installés dans un intérieur riche mais froid et ordonné, ceux-ci cassent son enthousiasme avec beaucoup d'ironie et sans prêter la moindre attention à ce qu'il raconte — révèle une éducation aussi indifférente qu'autoritaire qui pourrait bien expliquer au moins en partie le mal être et la fragilité de cet adolescent en quête de reconnaissance.

La nouvelle solidarité qui s'instaure entre les membres de la Vague rendus tous égaux comble bien sûr cette soif de reconnaissance tout en rompant son isolement. Parfaitement intégré au mouvement, Tim en devient l'un des plus ardents défenseurs, avec une vénération absolue pour son leader et une infinie gratitude pour ses compagnons. Il n'est donc pas étonnant que la satisfaction presque excessive qu'il montre donne lieu à des comportements extrêmes comme le fait de taguer la bâche qui recouvre l'église d'un énorme logo ou encore de se procurer une arme et de s'en servir.

Marco est une autre figure à la fois centrale et emblématique de la classe. C'est un garçon peu agressif, équilibré, réfléchi, ouvert et sans problème apparent; c'est un sportif qui partage son temps entre les cours, les entraînements de water-polo et les moments passés avec sa copine Karo. Soucieux d'éviter les conflits et la pression hostile du groupe, il adopte rapidement une attitude conformiste malgré les tensions qui s'installent progressivement dans son couple.

Sa faiblesse de caractère apparaît notamment lorsque, le mercredi matin, les élèves reprochent à Karo d'être la seule à se présenter en classe sans le costume réglementaire. Pour éviter de lui être associé, Marco n'hésite pas alors à ridiculiser son amie devant tout le monde en lançant à la cantonade et avec une pointe d'ironie la confidence qu'elle venait de lui faire sur le chemin de l'école: «le blanc ne lui va pas!».

Plus tard, sa faiblesse de caractère et sa personnalité influençable vont le conduire sur le chemin du fanatisme — ainsi, à l'invitation de Sinan, il exhorte la foule des sympathisants à venir supporter son équipe de water-polo en ayant ces mots: «l'ennemi doit sentir la puissance de la Vague!» — et de la violence physique, comme en témoignent deux scènes: celle où il se bat sous l'eau avec un membre de l'équipe adverse pendant le match de water-polo, et celle où il porte un coup à Karo, en plein visage.

Ce geste que Marco aurait été incapable de faire quelques jours plus tôt aura toutefois une conséquence salutaire dans la mesure où il devient le déclic d'une prise de conscience chez le jeune homme. Parmi les membres de la Vague, il est à noter qu'il est le seul à remettre en question à la fois son propre comportement et la légitimité de l'expérience menée par Rainer.

La minorité réfractaire

Karo, Mona et Kevin sont les trois élèves qui constituent cette minorité. Il est pourtant difficile de les considérer comme un ensemble tant leurs motivations à se désolidariser du groupe sont différentes.

Kevin est le type-même de l'adolescent blasé que rien n'intéresse; il est le seul à ne pas voter la reconnaissance de Rainer comme leader du groupe et à ne pas s'engager à jouer le jeu. Contrairement à ses amis, il semble ne pas être en situation d'échec scolaire et n'éprouve aucune difficulté à ne pas venir en classe pendant toute la semaine des projets. Il ne craint manifestement pas non plus la réaction de ses parents, des gens apparemment très riches qui ne lésinent pas sur les moyens pour fêter un simple anniversaire de mariage. Le 4x4 flambant neuf que son père a offert à sa mère pour cette occasion témoigne de cette situation financière confortable, mais ce qui est surtout interpellant, c'est que cette femme n'en a pas d'usage puisqu'elle l'a prêté (ou donné) à son fils, un enfant qu'on devine gâté et qui peut, semble-t-il, tout se permettre sans encourir la moindre sanction.

Lors de la scène initiale du vote évoquée ci-dessus, Mona est quant à elle la seule à s'être abstenue. Le comportement critique et contestataire qu'elle adopte les lundi et mardi indique des motivations radicalement différentes. Au contraire de Kevin, Mona se sent très concernée par ce qui se passe en classe. Elle est intelligente, indépendante d'esprit et a une forte personnalité, des qualités qui la portent à remettre en cause, et de façon toujours pertinente, bien des principes et des règles imposés par Rainer: ainsi c'est la seule à lui reprocher les règles de discipline qu'il instaure, à défendre l'idée que le sentiment national peut se révéler dangereux, à critiquer la nouvelle disposition des élèves imposée en classe, à dénoncer le port de l'uniforme… C'est d'ailleurs lorsque Rainer décide de l'imposer pour les besoins de l'expérience qu'elle choisit de quitter le groupe.

Au départ, les motivations de Karo sont encore différentes. Si elle prend du recul par rapport à la Vague, c'est d'abord parce qu'elle est victime d'exclusion suite à son choix de ne pas porter de blanc. Contrairement à Mona, ce n'est pas un acte politique qu'elle pose en refusant l'uniforme mais bien un choix esthétique; on la voit en effet la veille en train d'essayer un chemisier blanc et rétorquer à sa mère, qui se moque d'elle en la comparant à une religieuse tout droit sortie du couvent, qu'elle veut le porter parce que ce chemisier lui plaît bien.

Sensible autant à la remarque sarcastique de sa mère qu'à l'image qu'elle souhaite donner d'elle-même, elle abandonne l'idée et se rend à l'école le lendemain en rouge, comme d'habitude. Le spectateur aura donc eu l'occasion de mesurer l'influence que peut avoir une simple conversation familiale. Aux nombreux livres qui tapissent la salle de séjour, on devine que Karo est issue d'un milieu intellectuellement privilégié, ouvert au dialogue et aux préceptes novateurs en matière d'éducation comme nous pouvons déjà le constater la veille, lorsque mère et fille discutent d'autorité et de discipline.

Exclue du groupe, Karo va donc nécessairement voir évoluer les choses de l'extérieur, avec une lucidité que le sentiment communautaire a précisément pour effet de faire disparaître. Elle est ainsi la seule à remarquer les débordements de la Vague, qui envahit toute l'école, touchant notamment son petit frère Leon, puis la ville entière (par les tags, les autocollants…), et ses excès, comme la page web de Tim, qui associe le mouvement aux armes… Avec Mona, elle est aussi la seule à réagir concrètement pour stopper le mouvement.

Après avoir en vain alerté Rainer et tenté de publier un avis dans le journal de l'école, elles conçoivent, impriment et distribuent un tract de mise en garde, d'abord clandestinement dans les couloirs de l'école, puis au grand jour pendant le match de water-polo.


1. Rainer parle d'autocratie, un terme peu usité en français. On a préféré ici le terme de totalitarisme, fréquemment utilisé pour désigner les régimes nazi, fasciste italien et stalinien, et popularisé notamment par Hannah Arendt dans son ouvrage Sur les origines du totalitarisme (The Origins of Totalitarianism, paru aux États-Unis en 1951). La notion même de totalitarisme a fait l'objet de controverses et mérite d'être questionnée notamment dans son application à «l'expérience» de Rainer.


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