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Bande-annonce
affiche du film Jumbo

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Jumbo

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  • Réalisé par
    Zoé Wittock
  • Interprété par
    Noémie Merlant, Emmanuelle Bercot, Bastien Bouillon, Sam Louwyck
  • Distributeur
    O'Brother
  • Langue
    Français
  • Pays d'origine
    Belgique / France / Luxembourg
  • Année
    2019
  • Durée
    1 h 33
  • Version
    Version française
  • Type
    Romantique

Passé par le festival de Sundance, et revenu accompagné d’une jolie rumeur, voici le film belge – coproduit avec la France et le Luxembourg – le plus énigmatique de l’année : une histoire d’amour improbable entre une jeune femme et une attraction de foire…

Bien avant sa sélection à Sundance, ce premier film de Zoé Wittock avait déjà attisé notre curiosité. Nous avions suivi de loin ce projet hors du commun porté par une jeune réalisatrice, et dont le casting rassemblait deux actrices françaises incontournables : Noémie Merlant (Portrait de la jeune fille en feu, Le ciel attendra) et Emmanuelle Bercot (Mon roi, Les filles du soleil).

Mais, surtout, nous étions avides de découvrir le traitement, la mise en scène qui allait porter ce scénario pour le moins original…

Jumbo nous transporte dans les années 1990 à Stavelot. Le lieu n’est pas expressément nommé, mais les spectateurs belges reconnaîtront le parc d’attractions Plopsa Coo où se situe la majorité de l’intrigue. Jeanne, une jeune femme extrêmement timide, y travaille en tant que gardienne de nuit. Elle n’entretient que très peu de lien avec ses collègues, si ce n’est avec Marc (Bastien Bouillon), son responsable, qui flirte avec elle à l’occasion.

Jeanne éprouve une réelle fascination pour les attractions, qu’elle s’amuse d’ailleurs à reproduire chez elle en version miniature. Mais celle qui l’émerveille le plus, c’est le Move it, qu’elle a rebaptisé Jumbo. Est-ce son ampleur, sa manière de clignoter quand elle se met en mouvement, l’immensité de sa structure métallique qui l’attire à ce point ? Certainement tout à la fois, et la réalisatrice a le don de représenter avec soin le magnétisme de cette attraction.

Un soir, alors que Jeanne est en train d’astiquer sa monture – sans mauvais jeu de mots –, Jumbo paraît réagir… Il s’agit d’abord d’un simple scintillement, un infime sursaut mécanique, jusqu’à ce que les rouages se mettent en branle et qu’arrive la première secousse. Jeanne, d’abord surprise, entame progressivement avec Jumbo ce qui ressemble aux prémices d’un dialogue amoureux et, aussi fou que ça puisse paraître, va emporter avec elle le spectateur dans ce tour de manège on ne peut plus singulier… Jeanne est bizarre certes, et sa mère, l’extravagante Margarette (Bercot), aura du mal à la suivre dans ce qu’elle considère comme pur délire. Mais l’amour n’est-il pas quelques fois irrationnel ?

Zoé Wittock, elle, exploite son idée originale sous toutes les coutures, et révèle par l’image toute la puissance cinématographique, mais aussi érotique (n’est-ce pas le propre du cinéma au fond ?) de cette fête foraine. Elle signe un film pop, lumineux, ébouriffant, complètement dingue, et tout à fait remarquable !

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