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  • Titre original
    Tremblements
  • Réalisé par
    Jayro Bustamante
  • Interprété par
    Juan Pablo Olyslager, Mauricio Armas, Diane Bathen, María Telón
  • Distributeur
    Cinéart
  • Langue
    espagnol
  • Pays d'origine
    Guatemala, France, Luxembourg
  • Année
    2018
  • Durée
    1 h 47
  • Version
    Version originale sous-titrée en français
  • Date de sortie
    2019-05-08

Père de famille jusqu’alors respecté, Pablo voit sa vie basculer lorsqu’il tente de vivre son amour avec Fernando malgré la réprobation de sa famille, de sa communauté et de l’Église. Une plongée glaçante dans l’homophobie ordinaire qui peut aller jusqu’à la haine de soi-même, par le réalisateur du remarqué Ixcanul

Dans cette maison cossue aux vastes pièces règne une atmosphère agitée. Fébriles ou abattus, tous attendent Pablo, il n’y a guère que la servante indigène, Rosa, pour garder son flegme. Quand Pablo débarque, il part se réfugier dans une chambre et s’enfouit sous les draps, comme un enfant malheureux. Défilent à son chevet son père, un peu faible, incapable de le réconforter, son frère, qui tente de lui faire entendre raison ou sa mère, réconfortante mais implacable quant au « crime » commis. Seule sa femme, qui semble dévastée, reste loin de lui, debout près des lourds rideaux de velours.

Qu’a donc bien pu faire Pablo pour susciter auprès des siens, bourgeois et fervents évangélistes, un tel remue-ménage, un tel sentiment de honte ?

Pablo est tombé amoureux de Fernando. Il décide alors d’emménager dans un petit appartement en ville, et d’assumer sa nouvelle vie. Un tremblement de terre dans ce petit monde lisse et policé.

Fernando l’aide et le soutient, mais il connaît le prix de ce choix, il sait la difficulté de s’assumer gay dans une communauté, voire un pays entier, qui pose le vivre ensemble sur des valeurs traditionnelles comme les rôles femmes-hommes, la famille, les enfants, la religion.

Pour Pablo, cette rupture familiale est un choc énorme, une souffrance continue. Sa femme lui interdit de voir ses enfants et il subit le regard réprobateur de tous. Qui plus est, il est lui-même fervent croyant, et le désir qui l’anime reste incompatible avec les valeurs évangéliques dont il est imprégné.

On avait beaucoup aimé Ixcanul, l’un des premiers films guatémaltèques à arriver sur les écrans européens, autour d’une communauté rurale, de l’exil et des croyances animistes. Pour son deuxième film, Jayro Bustamante traite d’un rapport à la masculinité, de l’influence des milieux religieux et bourgeois, et décortique avec finesse les difficultés systématiques d’un homme à s’accepter, les embûches qui peuvent le mener jusqu’à une réprobation de lui-même, une volonté de changer ce qui ne peut l’être, en embarquant dans une de ces « thérapies de conversion » dont les évangélistes se sont fait une spécialité partout sur le globe, en particulier en Amérique du Sud et en Afrique…

Un film à la fois rude et nécessaire qui entérine le talent de Jayro Bustamante et place le Guatemala sur la carte du cinéma mondial.

CATHERINE LEMAIRE, LES GRIGNOUX

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