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affiche du film Ceux qui restent

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Ceux qui restent

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  • Réalisé par
    Anne Schiltz & Charlotte Grégoire
  • Distributeur
    SparkleBox
  • Langue
    roumain
  • Pays d'origine
    Belgique
  • Année
    2018
  • Durée
    1 h 33
  • Version
    Version originale sous-titrée en français
  • Date de sortie
    2019-06-17

Anne Schiltz et Charlotte Grégoire traitent avec pertinence les thématiques du travail et de la précarité. Après Bureau de chômage, qui dénonçait le fonctionnement bureaucratique de l’ONEM, elles nous emmènent dans un village roumain où la survie financière est un tourment quotidien

Mâlăncrav est un petit village de Roumanie aux paysages qui ressemblent à ceux que l’on voit dans les films d’Emir Kusturica. La vie y est dure, mais ses habitants n’ont pas la volonté de le quitter. Nombre d’entre eux partent pourtant en Allemagne ou en Autriche pour des emplois précaires et de courte durée afin de ramener un peu d’argent au village. Ceux qui restent combinent les moyens pour s’en sortir, n’ayant d’autres choix que le travail à l’usine, dans les conditions que l’on connaît, ou celui de la terre et des bêtes, également ingrat, mais pour d’autres raisons…

Les réalisatrices nous livrent des portraits intimes : celui d’une mère qui vit avec son fils, un gamin attachant qui rêve encore, lui, de devenir berger et d’avoir son propre troupeau. Il se déscolarise progressivement et cumule plusieurs petits boulots de paysan, tandis que sa mère part pour plusieurs mois en Allemagne travailler comme aide aux personnes âgées, forcée de le laisser seul ; celui d’une autre famille dont le père se rend régulièrement en Allemagne pendant que sa femme garde leurs deux enfants et gère seule le cochon, la jument et les vaches. Forcément, les allers-retours continus de ceux qui partent affectent la vie de tout le village.

En suivant la vie de ces jeunes encore insouciants, de ces femmes et hommes combatifs mais désabusés, les réalisatrices offrent à voir une réalité bien différente de la nôtre et replacent les migrations économiques dans un contexte qui leur donne de la légitimité, alors qu’elles sont bien souvent considérées comme déraisonnables.

LUDIVINE FANIEL, LES GRIGNOUX

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