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affiche du film Dirty god

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Dirty god

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  • Réalisé par
    Sasha Polak
  • Interprété par
    Vicky Knight, Katherine Kelly, Eliza Brady-Girard
  • Distributeur
    Cinéart
  • Langue
    anglais
  • Pays d'origine
    Grande-Bretagne, Belgique, Pays-Bas
  • Année
    2019
  • Durée
    1 h 44
  • Version
    Version originale sous-titrée en français
  • Date de sortie
    2019-07-10

Entre désespoir et rage de vivre, Dirty god raconte le retour à la vie d’une jeune femme victime d’une attaque à l’acide, dans le quotidien des outsiders de l’Angleterre pré-Brexit

Premier film en langue anglaise de la réalisatrice hollandaise Sacha Polak, Dirty god se fond totalement dans le décor qu’il dépeint : celui de la banlieue londonienne avec ses appartements familiaux décrépits, sa détresse sociale généralisée quelquefois déjouée par de petits trafics en tout genre, entrés dans les habitudes des individus qui y vivent. La réalisatrice capte superbement l’énergie fébrile, l’agitation chronique qui règnent aux alentours de ces lotissements souvent surpeuplés, comme s’il n’y était jamais question de se poser sous peine d’effilocher le peu de tissu social qui protège encore les résidents d’une totale marginalité.

C’est d’une de ces banlieues qu’est issue Jade, et quand nous la rencontrons, elle y retourne après un séjour prolongé à l’hôpital… Quelques mois plus tôt, Jade a été victime d’une attaque à l’acide commise par son ex-conjoint, et son visage ainsi qu’une grande partie de son corps en portent désormais les stigmates. De retour à la maison, elle va tenter de réinvestir un quotidien, des relations (notamment avec sa fille) laissées en suspens le temps de sa convalescence. Mais, comme on s’en doute, c’est surtout son propre reflet que Jade va devoir se réapproprier…

On est d’abord abasourdis par la poigne de Vicky Knight, jeune actrice (elle-même grande brûlée) pour la première fois à l’écran qui aborde ce rôle avec une force à toute épreuve. On est ensuite complètement séduits par l’histoire de cette reconquête personnelle dans un espace social complètement saturé où la débrouille journalière côtoie la défonce nocturne, et où il reste finalement bien peu de place pour ménager son amour-propre, d’autant plus à une époque où celui-ci se confond avec la vitrine superficielle édifiée par les réseaux sociaux. A-t-on envie d’aborder l’été avec cette histoire d’apparence très morose ? Bizarrement oui. Il y a dans l’émancipation de ce personnage féminin quelque chose de diablement contagieux et cathartique, une énergie flamboyante qui ne laissera personne sur le carreau.


ALICIA DEL PUPPO, LES GRIGNOUX

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